Le Centre de documentation sur l'éducation
des adultes et la condition féminine (CDÉACF)

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Cote : 343.62-053.2Har 2002

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Depuis quelques années, au Québec comme ailleurs, de plus en plus de chercheures et d'intervenantes utilisent un cadre théorique basé sur l'intersectionnalité afin d'examiner et de comprendre la violence vécue par les femmes en contexte conjugal (Oxman-Martinez, Krane, Corbin et Loiselle-Léonard, 2002; Corbeil et Marchand, 2006 ; 2010). Cette situation s'explique principalement par le fait que les modèles théoriques traditionnels utilisés pour faire sens de la violence conjugale (le féminisme, les rôles sociaux, l'apprentissage social, la théorie de l'attachement ou autres) proposent des visions et des explications tronquées et inexactes des expériences des femmes. Cela devient de plus en plus vrai dans le cas de certains groupes de femmes marginalisées comme les immigrantes, les autochtones ou les femmes en situation d'itinérance. Qu'est-ce que l'intersectionnalité et en quoi ce modèle d'analyse peut-il être pertinent pour explorer la violence faite aux femmes dans un contexte conjugal? Tout d'abord, à la différence des théories traditionnelles employées pour appréhender ce phénomène, l'intersectionnalité peut être utilisée pour comprendre comment le genre interagit avec la race, l'ethnicité et la classe pour façonner les expériences des femmes face aux inégalités et à la violence. L'intersectionnalité permet donc de rendre visibles les réalités de certains groupes de femmes qui sont souvent marginalisées dans les recherches et les discours féministes (hooks, 1984; Davis, 2008). Deuxièmement, comme cadre analytique, elle permet de déconstruire le présupposé voulant que les femmes victimes de violence constituent un groupe homogène partageant des expériences et des besoins universels (Oxman-Martinez et coll., 2002); déconstruction1 qui génère un espace permettant l'émergence de récits alternatifs qui, par leur différence, questionnent, contestent et modifient les narratifs dominants produits dans les milieux de recherche et dans les politiques sociales à propos de la violence faite aux femmes2. Finalement, l'intersectionnalité fournit des outils d'analyse permettant d'examiner l'impact des réponses sociales à la violence conjugale sur les femmes immigrantes et leur famille. Dans une optique intersectionnelle et contrairement aux théories traditionnelles, on peut examiner la manière dont les narratifs sociaux autour du genre, de l'ethnicité, de la race interagissent lors des dialogues entre les femmes immigrantes et les divers intervenants, qu'ils soient des services sociaux, du système judiciaire ou des services policiers. On peut alors déterminer en quoi ces échanges peuvent être une source de soutien et d'empowerment ou encore, à l'opposé, une occasion de stress et de victimisation secondaire pour les femmes et les membres de leur famille.
Depuis quelques années, au Québec comme ailleurs, de plus en plus de chercheures et d'intervenantes utilisent un cadre théorique basé sur l'intersectionnalité afin d'examiner et de comprendre la violence vécue par les femmes en contexte conjugal (Oxman-Martinez, Krane, Corbin et Loiselle-Léonard, 2002; Corbeil et Marchand, 2006 ; 2010). Cette situation s'explique principalement par le fait que les modèles théoriques traditionnels utilisés pour ...

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